6ème édition de l’Observatoire CMV Médiforce des Professions Libérales de Santé
L’Espoir reviendrait-il chez les Professionnels Libéraux de Santé (PLS) ?

 

 

Cette nouvelle édition de l’Observatoire CMV Médiforce des Professions Libérales de Santé apporte sans nul doute une note d’espoir à l’ensemble des acteurs de la santé libérale : les différents indicateurs révélateurs du climat général stoppent leur chute, voire frémissent à la hausse.

Même si les PLS continuent de questionner ce modèle libéral, mis à mal par le contexte socio-économique et réglementaire, ils demeurent fiers d’exercer ces métiers, qu’ils jugent passionnants, stimulants et utiles à la société.

 

 

L’étude complète peut vous être envoyée sur demande.
Nous vous remercions de bien vouloir mentionner « Source : Observatoire CMV Médiforce des Professions Libérales de Santé 2017 » pour toute reprise d’éléments de cette dernière.

Climat général : une pointe d’espoir ?

L’édition précédente de l’Observatoire CMV Médiforce nous avait permis d’envisager l’hypothèse de la fin d’un cycle de baisse de moral chez les PLS : l’ensemble des indicateurs du « climat » général (ressenti de la situation actuelle et future de sa profession, prosélytisme) avaient en effet stoppé leur chute, pourtant continue depuis le lancement de l’Observatoire en 2011.

Cette sixième édition confirme cette tendance. Ainsi, la note attribuée par les Professionnels Libéraux de Santé à la situation générale actuelle de leur profession frémit à la hausse, pour atteindre cette année la note moyenne de 5 sur 10. Des distorsions demeurent cependant entre les différentes professions : si les vétérinaires (5,6/10), les kinésithérapeutes-ostéopathes (5,7/10) et les infirmiers (5,4/10) se rejoignent dans une vision plus optimiste de la situation actuelle, à l’inverse, les pharmaciens (4,4/10), les chirurgiens-dentistes (4,4/10 également de note globale) et les médecins généralistes (4,5/10) vivent le plus négativement la situation ambiante. On note également que, sur ces 5 dernières éditions, seuls les chirurgiens-dentistes et les infirmiers voient leurs notes négatives progresser significativement. Les notes données par les autres PLS sont, quant à elles, aujourd’hui au même niveau qu’il y a 4 ans.

La vision du futur de sa profession confirme elle aussi l’arrêt de sa chute, avec une note moyenne de 4,1 sur 10. Ce sont les kinésithérapeutes-ostéopathes (5/10) et les vétérinaires (4,9/10) qui donnent cette année une note significativement supérieure à la moyenne, quand les chirurgiens-dentistes (3,6/10), les biologistes (3,7/10), mais aussi les médecins généralistes et les pharmaciens (tous deux à 3,8/10) s’accordent sur une vision plus pessimiste de l’avenir. L’un des chirurgiens-dentistes interrogés résume ainsi la situation : « De moins en moins de liberté d’exercice, une chute du revenu des patients. Une restriction du mode d’exercice. Un contrôle de plus en plus important de l’état. ».

Qu’en est-il du prosélytisme ? Dans cette sixième édition, la tendance s’est, là aussi, inversée à la hausse. 53% des PLS déclarent ainsi leur intention de recommander à un jeune d’exercer sa profession en libéral. Sur ce point, les kinésithérapeutes-ostéopathes (74%) et les radiologues (67%) sont, de façon significative, les plus positifs. A l’inverse, seuls 49% des chirurgiens-dentistes, 34% des pharmaciens et 27% des biologistes le feraient. Ce biologiste exerçant dans les Vosges explique pourquoi il est si peu enclin au prosélytisme : « Accès au capital impossible, risque lié à la financiarisation, baisse des rémunérations, suppression du caractère libéral de la profession. ». Ce pharmacien de la Haute-Marne avance d’autres raisons : « Revenus faibles en début de carrière pour une charge et des responsabilités importantes. Aucune reconnaissance de notre travail. ».

Des inquiétudes et des difficultés partagées…

La première source d’insatisfaction, mentionnée par 48% des PLS interrogés, est étonnamment le manque de perspectives de leur métier. Ensuite, 45% d’entre eux alertent sur leurs conditions de travail et 42% notent le déséquilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. La difficulté liée aux horaires de travail est soulignée par 46 % des PLS. Enfin, 43% des PLS interrogés considèrent leur niveau de revenu comme une source d’insatisfaction. Les PLS constatent ainsi, de façon unanime (67%), un rapport déséquilibré entre leur charge de travail et leur rémunération. « Pour procurer des soins de qualité, je dois assumer une augmentation des charges professionnelles, avec des investissements importants, alors que la revalorisation du prix de la consultation est trop faible. », précise ce kinésithérapeute de 39 ans. 72 % des PLS indiquent qu’ils ont l’impression de ne plus faire vraiment leur métier, et nombreux sont ceux qui soulignent le manque de considération à leur égard.

Mais alors, quel avenir pour l’exercice en libéral? Aujourd’hui, 61 % des professionnels interviewés exercent seuls en libéral, 35% en « libéraux regroupés » et 4% en tant que salariés. Interrogés sur le mode d’exercice qu’ils souhaiteraient adopter dans 5 ans s’ils en avaient la possibilité, leurs réponses sont sans équivoque : le pourcentage des « seuls en libéral » chuterait alors à 49%, celui des « libéraux regroupés » passerait à 44%, tandis que le salariat en attirerait 19%… On constate donc, cette année encore, la confirmation d’une franche tendance au regroupement, toute population confondue.

Et que penser du déconventionnement, sujet inhérent au débat sur la loi Santé ? 51% des PLS concernés se déclarent « ouverts » à cette idée.

… Mais des valeurs et une réelle fierté d’exercer, qui portent ces professionnels

Pour cette sixième édition, CMV Médiforce a souhaité introduire une nouvelle série de questions, afin de vérifier quelles pouvaient être les sources de satisfaction des PLS à l’égard de leur travail.

Bonne nouvelle : malgré la morosité ambiante et les difficultés rencontrées, 8 Professionnels sur 10 sont satisfaits de leur travail (78%) et 9 sur 10 sont, avant tout, fiers d’exercer leur métier (87%).

Les sources de satisfaction soulignées par les PLS confortent l’idée selon laquelle ces métiers sont, de par leur nature, particulièrement épanouissants : l’intérêt du travail (77%), la qualité de la relation avec les patients (75%), la liberté dans l’organisation de son travail (73%), la variété des activités (73%), mais aussi l’acquisition de nouveaux savoir-faire (66%) et la possibilité offerte d’utiliser pleinement ses compétences (60%).

Ce qui rassemble et porte ces professionnels, c’est sans aucun doute aussi leur vocation, comme 81% d’entre eux le soulignent. 81% considèrent également apporter une contribution réelle à la société. Pour cela, ils se forment très régulièrement (81%). 72 % notent que l’apport des outils informatiques les aide à faire mieux leur travail. « Passionnant », « stimulant », « utile »… Les PLS partagent cette même vision positive de leur métier.

 

Télécharger le communiqué de presse