Sexisme : on ferme les yeux ou on les ouvre ?

BNP Paribas Personal Finance lance une campagne de sensibilisation auprès de ses collaborateurs « Nos femmes et nos hommes sont tous des genres bien »

Lutter contre le sexisme, sensibiliser et libérer la parole

Pour lutter contre le sexisme, sensibiliser et libérer la parole, BNP Paribas Personal Finance lance aujourd’hui son film pour les réseaux sociaux « Sexisme : on ferme les yeux ou on les ouvre ? ». Ce film est l’aboutissement d’un plan d’action de 18 mois débuté en septembre 2016 avec la participation de l’entreprise à l’enquête lancée par le Conseil Supérieur de l’Égalité Professionnelle (CSEP).

Ce plan intégrait : la présentation, en mars 2017, des résultats de l’enquête aux collaborateurs ; l’organisation d’une table ronde avec des experts en juin 2017 ; le lancement en octobre de la saga et des 10 films de sensibilisation en interne ; et pour clore cette campagne, le lancement en janvier 2018 de la campagne en externe.

Ce plan d’action a été mis en place avec pour objectifs de prendre la parole, d’informer et de sensibiliser sur les différentes formes de sexisme, de communiquer sur les résultats de l’étude, en bref, libérer la parole sur un sujet encore tabou.

Une campagne pour lutter contre les stéréotypes de sexes

Pour BNP Paribas Personal Finance, l’objectif de cette campagne est de lutter contre les stéréotypes de sexes qui continuent à constituer le terreau des discriminations.

Frédéric Thoral, DRH de BNP Paribas Personal Finance explique « Devant ce constat que le sexisme demeure, nous voulons libérer la parole car c’est avant tout en parlant de ce sujet que nous réussirons à avancer et à faire changer les mentalités. Encore trop souvent, les collaborateurs n’ont pas toujours conscience de certains de leurs comportements qui restent pour la plupart ancrés dans des habitudes encore acceptées socialement. Je suis convaincu que si nous parvenons à changer les mentalités, les comportements au sein de notre entreprise, nous contribuerons à changer ceux de la société. »

Et maintenant ? Le credo de BNP Paribas Personal Finance : informer, mieux prendre conscience de cette réalité et en 2018 le plan d’action va continuer à vivre avec un e-learning.

Focus sur les résultats de l’étude

Dans un monde qui change, certains comportements persistent, ce ne sont pas les meilleurs

BNP Paribas Personal Finance fait partie des 8 grandes entreprises françaises (BNP Paribas également) qui ont choisi de s’impliquer dans la démarche soufflée par le Conseil Supérieur de l’Egalité Professionnelle (CSEP) sur les relations professionnelles entre les hommes et les femmes non-cadres et cadres au travers d’une enquête puis d’une campagne de sensibilisation. Les questions de l’étude portaient notamment sur des phrases stéréotypées et des attitudes et comportements sexistes fréquents. Les résultats corroborent ceux de la moyenne des 8 entreprises participantes avec cependant sur certaines questions des réponses significativement moins négatives. Ces résultats montrent que le niveau de perception du sexisme reste élevé et encore… tabou.

Principaux enseignements pour BNP Paribas Personal Finance

  • Le jugement selon lequel les entreprises s’impliquent suffisamment pour faire reculer les inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes est plus positif chez BNP Paribas Personal Finance que dans les autres entreprises qui ont participé à l’enquête.
  • Les attentes à l’égard de l’entreprise : femmes et hommes mettent l’accent sur la sensibilisation et la sanction des agissements sexistes.
  • L’étude révèle une certaine invisibilité du sexisme chez les hommes et notamment sa dimension la plus insidieuse. En clair, les attitudes, paroles sexistes les plus visibles et le plus communément reconnues (blagues, moqueries, etc.) ont un impact moins important sur la carrière des femmes. A contrario, les comportements sexistes moins visibles (impression de ne pas être écoutées, marginalisation lors de réunions, etc.) donc plus insidieux, constituent un frein plus lourd sur la carrière des femmes.

Principaux chiffres-clés pour BNP Paribas Personal Finance

Le sexisme est un fait de société que l’on retrouve logiquement au sein des entreprises, et sa perception est différenciée selon que l’on est une femme ou un homme et que l’on est non cadre ou cadre.

  • La confrontation directe au sexisme se révèle sensiblement inférieure à la moyenne des femmes, soit -15 points : au sein de l’entreprise 32% des femmes vs 25% d’hommes déclarent avoir été confrontés au sexisme en tant que témoins ou cibles, contre respectivement en moyenne 47% et 25%.
    Pour les femmes cadres, le pourcentage est plus élevé, preuve que celles prenant des responsabilités rencontrent plus de difficultés soit : 50%.
    La part des hommes cadres est identique aux non-cadres soit 25%.
  • Autant de femmes que d’hommes (31% vs 29%) ont déjà été confrontées à des situations de marginalisation lors de temps collectifs soit significativement moins que la moyenne à 51%.
  • Malgré les travaux engagés depuis plusieurs années au service de l’égalité salariale chez BNP Paribas Personal Finance, les perceptions et ressentis de sexisme demeurent : 4 femmes non-cadres sur 10 et 1 femme cadre sur 2.
    Dans le détail :

    • 38% des femmes non-cadres, soit -4 points vs la moyenne, contre 54% des femmes cadres ont déjà eu le sentiment de ne pas avoir été augmentées ou primées parce qu’elles sont des femmes.
    • Chez les hommes, la part est très significativement inférieure soit : 17% de non-cadres et 14% de cadres.
    • La moyenne des 8 entreprises se situe à 42% pour les femmes non-cadres et 52% pour les cadres ; pour les hommes 15% non-cadres et 17% pour les cadres.
  • Cependant 76% des femmes interrogées déclarent être régulièrement confrontées à des attitudes ou des décisions sexistes dans l’exercice de leur travail, vs 49% pour les hommes. La moyenne est établie respectivement à 74% et 54%

Évitement et omerta des femmes…

La difficulté à traiter le sujet est d’autant plus importante que :

  • près de 9 femmes sur 10 (87% non-cadres et 77% cadres) victimes de sexisme dans le cadre de leur travail ont adopté une conduite d’évitement pour ne pas avoir à affronter le sexisme contre 53% en moyenne (non-cadres) et 61% (cadres) ;
  • et qu’en moyenne, 40% des femmes ont déclaré ne pas avoir dénoncé ces comportements sexistes parce que cela ne servait à rien. Elles sont presqu’autant (37%) à ne pas l’avoir fait par peur des conséquences négatives ou contraire à leur intérêt.

Étude BVA

Étude réalisée par l’Institut BVA via Internet du 24 septembre au 5 octobre 2016 pour mesurer les attitudes et comportements sexistes au sein des 8 entreprises impliquées dans la démarche, soit au total : 10 068 salariés non-cadres et 13 627 salariés cadres. L’échantillon BNP Paribas Personal Finance était de : 338 collaborateurs non cadres et 600 cadres (629 femmes et 309 hommes), soit au total 938 collaborateurs.

Synthèse des résultats globaux des 8 entreprises ayant participé à l’étude

Selon l’étude réalisée par le Conseil Supérieur de l’égalité Professionnelle entre les femmes et les hommes, missionné par la ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes dégage un constat probant, le sexisme est une réalité polymorphe et inégalement reconnue dans les entreprises. Ses ressorts sont le plus souvent cachés et difficiles à identifier, mais les conséquences en sont bien réelles. Le sexisme a des répercussions directes à la fois sur le bien-être au travail des femmes et sur leur sentiment de compétence et de légitimité. Il constitue un frein indéniable à l’égalité professionnelle et il est nécessaire de le connaître, de le rendre visible et d’en identifier les mécanismes et les manifestations pour pouvoir le combattre et mener ainsi une politique d’égalité véritable et efficace.

Contacts presse BNP Paribas Personal Finance / Cetelem

Claude Martin-Franz claude.martin-franz@cetelem.com 01 46 39 97 93

Valérie Baroux-Jourdain valerie.baroux-jourdain@bnpparibas-pf.com 01 46 39 15 88

 

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